Ardenay-sur-Mérize

Ardenay-sur-Mérise

À la recherche de l’histoire de cette commune

 

En balade. Le village d’Ardenay-sur-Mérise, bien que marqué par la mort de 300 soldats en 1870, ne connaît pas encore toute son histoire. Christian Roulleau, habitant, tente de découvrir ses secrets.

L’histoire locale, c’est son hobby, les anecdotes historiques, sa marotte. Il est vrai qu’il a de qui tenir, puisque son grand-père était historien et homme de lettres. Christian Roulleau, 70 ans, n’en fini pas de chercher et de découvrir depuis une vingtaine d’années, des trésors qui ont fait l’histoire de la commune d’Ardenay-sur-Mérize, commune de 600 habitants.

Photo chistian roulleau copie

 

« Pour résumer le bourg, il y a deux dates qui ressortent. D’abord 1762, avec l’implantation de Jean-Baptiste Henri Michel Leprince, célèbre famille de négociants, en cire et bougie au château, qui aura construit, développé et doté le village de ses principales structures, grâce à sa fortune ». La seconde date ? La guerre de 1870, avec plus de 300 morts et beaucoup de dégâts, furent à déplorer, lors des batailles sanglantes sur notre territoire. »

De 50 à 500 habitants ; un village métamorphosé

En déambulant dans ce petit bourg, il n’y a que des vestiges de ces époques. Sur la devanture d’une maison privée, une plaque a servi à indiquer, la maison de justice d’antan.

 

On peut aussi retrouver, au cimetière, deux soldats Allemands de la guerre franco-prussienne. « C’est la mairie qui entretient toujours ces deux sépultures ». Indique Christian Poulleau. « Dans l’église, il y a aussi, toute une série de plaques commémoratives à cette guerre. Nous les gardons très sérieusement, car c’est très rare. »

L’église abrite également, deux magnifiques statues, finement ciselées, par le sculpteur sarthois, Étienne Doudieu.

Plein de petites curiosités cachées dans le bourg, rappelleront, que ce village de cinquante « feux » (ou foyers), moitié tisserand, moitié paysan, à l’origine, s’est métamorphosé, en une commune de plus de 500 habitants aujourd’hui. Le tout en gardant son âme. « Nous avons encore, bien des découvertes à offrir, comme ce village naturiste, qui s’était installé dans les années 1960 et aujourd’hui disparu. » De plus, il y a « notre croix, qui célèbre1870, ou encore, cette phrase, sur l’horloge de notre église, installée par un ancien maire de l’époque, vers 1900, qui, avec beaucoup d’humour, a indiqué : Toutes les heures nous blessent, la dernière nous tue.

Extraits d’un article paru dans Ouest-France du 19 août 2025

Date de dernière mise à jour : 24/08/2025